Bloc-notes écrit par une sale gosse.

21.3.26

You who were born with the sun above your shoulders

Écoutez les gars, je suis désolée de vous casser l'ambiance dans votre délire Carolyn Bessette, mais je ne suis pas sensible aux manteaux camel, aux cheveux blonds tirés en arrière et à la façade froide comme la banquise, avec une aura constipée.

Je ne l’ai jamais été et ne le serai jamais. Carolyn, c’était Gwyneth version arty. Elle serait sortie avec Sheldon du service financier de Calvin Klein, qu’on en aurait rien eu à foutre. Ça aurait juste été une fille bien habillée qui sort avec Sheldon, quoi !

Moi, ce que j’aimais, gamine, c’était le beau brun sorti d’une dynastie riche, frapadingue et totalement borderline dans le sens strict du terme, qui se déplaçait en costard ou en streetwear de façon intrépide dans tout New York, en roller ou en VTT plutôt qu’en limousine. Le gars avait le background, le style, la beauté et l’envie de mener sa barque lui-même, à sa façon, entre une cuillère en argent maudite et un hot-dog bouffé à la va-vite sur la 5e Avenue. C’était son côté urbain, vivant, solaire et tout-terrain (plus ou moins, hein) qui donnait du corps, du réel et de la densité à n’importe quelle blondeur chic éthérée. Gwyneth aurait très bien pu être castée à la place, ça aurait fait pareil.

Le mec parlait plus à mon bordel que Carolyn. Je ne suis pas loin de me remettre à chercher du boulot juste pour m’acheter un sac à dos Samsonite et filer au taff avec un skateboard. Ce qui, de fait, me mènerait encore plus loin que d’essayer de me la jouer Bessette en 12 étapes devant un fichu miroir à la con.

Enfin, l’ironie totale étant que Gwyneth a réussi la masterclass suprême : être aussi chic que Carolyn et avoir fait de Goop une entreprise qui fonctionne super bien dans ce que je soupçonne être plus une arnaque faite aux riches qu’aux pauvres (sacrée Gwyneth). En somme, elle a fait ce qu’ils auraient voulu faire chacun en leur temps. Gloire à toi, Gwyneth, avec tes bougies qui sentent ton vagin pour 75 $, et vive les rollers !