SLOBSTACK

Bloc-notes écrit par une sale gosse.

28.3.26

Wake me up before you go-go


Championne de la lose, me voici.

Évidemment, chanter avec Prince depuis mon canapé en plein milieu de la nuit n’allait pas vraiment m’aider à avoir un réveil frais.

4h30 de sommeil plus tard, tandis que je suis en train de rêver que je me promène dans ma ville le soir (j’en sais rien, peut-être que j'avais faim et que je cherchais une friterie…), j’entends ma mère qui m’appelle depuis mon hall d’entrée. Parce que voilà, j’ai su chanter Purple Rain en chœur, mais en me réveillant la joue collée à l’oreiller, j’ai réalisé que j’avais totalement oublié de foutre le réveil pour aller faire les courses (je suis à pattes, je refuse de porter 9 bouteilles de lait sans lactose dans les bras avec les croquettes de mon chat. Puis mon corps n’y survivrait pas.)

Bref, j’ouvre les yeux sur ma boulette, en panique. Comme une ado de 16 ans, je finis par négocier un décalage de la corvée, qui fut accepté. Me connaissant de mieux en mieux, j’ai évité de replonger dans les bras de Morphée pour compléter ma nuit. Petit twist, le truc m’a filé un mal de crâne d’un coup. Je sais pas si c’est un phénomène répandu : le mal de crâne express sous le coup de la panique. Mais ça m’arrive bien que rarement ; comme rater de mettre mon réveil… j’ai trop de mes deux mains en 39 ans pour les compter.

Suis allée faire les courses sous caféine et un xanax avalé tard en étant jetlaguée ; je conseille pas. On fait ça quand on a 20 ans et qu’on se paye des nouilles chinoises dans des pots en plastique et qu’on engloutit du soda comme de l’eau minérale.

J’ai aussi compris qu' à mon âge, mon problème ne serait pas de porter des mini-jupes pour faire jeune. C’est de croire qu’on peut faire les mêmes conneries sans ramasser la facture le lendemain. Clairement, je ne sais plus vraiment m’aligner.

Afin d’éviter de m’enfoncer dans ce principe con que j’ai du mal à accepter, j’essaye de faire des doigts d’honneur un peu mous à la sieste qui hurle.

À part ça, j’ai un souci avec les paquets de jambon.

Sombre histoire.

Hide and seek


Va falloir s’y faire et, probablement, je recommencerai dans 3 semaines, 2 jours ou 6 mois. Mais c’est cool ! Pour vous, ça vous fait une sorte de petit jeu de piste bricolé à la hâte et à résoudre quand vous me lisez aux toilettes ou dans la salle d’attente d’un cabinet dentaire.

Je suis du genre à faire mes valises sur un coup de tête en laissant tomber 3 petites culottes et une chaussette dans mon élan. La fille qui claque des portes très fort quand elle se barre. Je suis ce genre de relou. Mon blog me suit typiquement dans mon fonctionnement… il est là, il vit, il se referme, il se barre, revient en scred, puis revient tout court le temps que ça dure. Privé ou pas, ça a toujours fonctionné comme ça. Peut-être que je suis une claustrophobe des univers, j’en sais rien. Que j’ai toujours besoin de tout brûler pour ensuite tout recommencer. Entre chaque déplacement, des choses se perdent, sont mal rassemblées ou sont encore mieux. Bref, vraiment la fille de mon père.

IRL, c’est la même histoire. Je ne compte plus le nombre de lettres importantes reçues ou que j’ai pu écrire à d’autres et que j’ai perdues. Des tas ! Un peu comme mon ancienne collection de CDs. Genre à distribuer mes galettes aux quatre vents puis à me barrer sans rien demander en retour.

Oui, vous en faites pas, j’ai tout à fait conscience de la tronche que ça a. 

Cela étant dit, mon blog fait très bien son boulot. Parce que c’est lui qui prend tout dans sa gueule, et ça m’évite de faire de la merde dans le privé. Pour ça, je dois dire que je suis comblée.

Brefouille, je lui ai aussi filé un nom crétin avec mon sens de l’humour crétin parce que vive la crétinerie infantile. 

Il est 2 h du matin ! Purple Rain tourne en fond sur la télé, vestige solide de mon passé. Merci à Prince de m’accompagner dans ce foutoir depuis longtemps et pour ces fleurs sur la pochette de son album qui se retrouvent en papier peint ici.

À demain ! (enfin, je crois, hein…)

27.3.26

Haters gonna hate

J'espère qu'on gardera son compte instagram ouvert histoire que ça témoigne précisément de la dégueulasserie des gens. 

Que les gens qui ont posté des horreurs assument bien leurs propos. 

26.3.26

Tell me what you know about dreams, dreams

Voilà.

Tout sera évidemment raconté. Tout ce qu'il y a de plus laid, sordide, glauque. On râclera jusqu'à l'os s'il le faut. 

Peut-être qu'un jour, les gens se pencheront sur ce qui s'est passé. Au final, sur leur propre comportement. Qu'il est si simple de se dire qu'on ne se rendait pas compte, qu'on ne pouvait pas mesurer, à l'époque, le carnage que ça allait faire. Comme il est doux de s'enrober de quelques aveux sur sa propre crasse quand on a cultivé la douleur, les larmes, la demande, le besoin, la dépendance du plus fragile durant des années.

Loana était Loana. Elle n'était pas Marilyn Monroe. Parce que j'entends déjà les mots tomber comme des roses sur ce qu'on n'a pas su prendre soin. À la poubelle, avec le reste. Tout comme cette hypocrisie qui pue encore plus aujourd'hui qu'hier. C'était une fille jeune, broyée bien avant l'heure, go-go danseuse, perdue, avec un manque d'amour colossal. Des failles béantes par lesquelles on a tenté de faire entrer la lumière, comme dans une chanson de Cohen, sauf que tout s'est cassé la gueule sans poésie, sans finesse, sans beauté.

Quand on décide d'accepter la candidature de cette fille à un jeu, on a assez louvoyé dans le monde de la télévision pour savoir vers quoi on tend, vers ce qu'on espère voir se produire et c'est tout sauf subtil ou joli. Des étoiles en papier pour décorer, des mots pour découper.

En 25 ans, chacun a assisté à un désastre. 25 longues années à se demander si c'était bien ou mal. 25 ans, c'est ce qu'il aura fallu pour la rendre ultra dépendante d'une came si hallucinée qu'elle n'en reviendrait jamais. 

Loft Story a été, est et restera ce qu'on a envoyé de plus nocif comme message aux gens. Ne faites rien, ne produisez rien, ne soyez que chair et on s'occupe du reste. On éditera tout le bordel tandis que vous serez claquemurés dans un univers opaque dans lequel vous n'aurez aucun contrôle. Et à peu de choses près, ça ressemble à quelque chose de tout à fait crasse, pas du tout éthique et purement abusif dans la plus stricte définition du terme.

La sortie est démentielle et totalement asymétrique. Des Champs-Élysées bondés pour fêter le droit d'avoir respiré dans une maison truffée de caméras, en vase clos.

Autrement dit, le rien.

Un manque d'amour abyssal qui se prend dans la gueule une bombe d'amour phosphorique.

C'est la seule lumière qu'elle verra de toute sa vie.

Elle aura essuyé tous les plâtres. Non, ce n'était pas une pionnière. Juste de la chair à canon. Une plaie qui saigne pour les requins. Une blonde qui a mal pour les vautours qui attendent patiemment.

Non, rien n'a été joli. Et rien ne l'a été ensuite.

Si elle a dégringolé de sa propre lumière, elle n'aura pas manqué de faire refléter le pire de chacun durant sa chute. On a tous regardé une fille essayer de se mouvoir dans notre regard, qui a été celui qu'on lui a donné. Celui à travers lequel elle s'est si longtemps regardée, identifiée.

Un miroir encore plus cruel que celui de sa salle de bain.

Qu’elle s’en aille et qu’elle ne se retourne pas.

Jamais.

Derrière elle, il n’y avait que notre laideur.