Championne de la lose, me voici.
Évidemment, chanter avec Prince depuis mon canapé en plein milieu de la nuit n’allait pas vraiment m’aider à avoir un réveil frais.
4h30 de sommeil plus tard, tandis que je suis en train de rêver que je me promène dans ma ville le soir (j’en sais rien, peut-être que j'avais faim et que je cherchais une friterie…), j’entends ma mère qui m’appelle depuis mon hall d’entrée. Parce que voilà, j’ai su chanter Purple Rain en chœur, mais en me réveillant la joue collée à l’oreiller, j’ai réalisé que j’avais totalement oublié de foutre le réveil pour aller faire les courses (je suis à pattes, je refuse de porter 9 bouteilles de lait sans lactose dans les bras avec les croquettes de mon chat. Puis mon corps n’y survivrait pas.)
Bref, j’ouvre les yeux sur ma boulette, en panique. Comme une ado de 16 ans, je finis par négocier un décalage de la corvée, qui fut accepté. Me connaissant de mieux en mieux, j’ai évité de replonger dans les bras de Morphée pour compléter ma nuit. Petit twist, le truc m’a filé un mal de crâne d’un coup. Je sais pas si c’est un phénomène répandu : le mal de crâne express sous le coup de la panique. Mais ça m’arrive bien que rarement ; comme rater de mettre mon réveil… j’ai trop de mes deux mains en 39 ans pour les compter.
Suis allée faire les courses sous caféine et un xanax avalé tard en étant jetlaguée ; je conseille pas. On fait ça quand on a 20 ans et qu’on se paye des nouilles chinoises dans des pots en plastique et qu’on engloutit du soda comme de l’eau minérale.
J’ai aussi compris qu' à mon âge, mon problème ne serait pas de porter des mini-jupes pour faire jeune. C’est de croire qu’on peut faire les mêmes conneries sans ramasser la facture le lendemain. Clairement, je ne sais plus vraiment m’aligner.
Afin d’éviter de m’enfoncer dans ce principe con que j’ai du mal à accepter, j’essaye de faire des doigts d’honneur un peu mous à la sieste qui hurle.
À part ça, j’ai un souci avec les paquets de jambon.
Sombre histoire.
