Bloc-notes écrit par une sale gosse.

31.3.26

And how is the weather?

Familles dysfonctionnelles, vous êtes vraiment des poèmes.

Au départ, ta journée, elle est normale. Comme tout le monde, tu vas te bouffer deux ou trois moucherons dans la gueule ou sur le pare-brise de la vie. Mon chat va pas bien, donc on va dire que ça a la taille d'un plus gros volatile. Genre un gros pigeon qui s'écrase la tronche pendant que je suis au volant.

Je reste toute la journée à veiller mon chat, mi-figue mi-raisin, en comptant les euros de mon compte épargne dans ma tête au cas où faudrait l'emmener chez le véto et que je devrai me mettre à bouffer que du riz ou des pâtes pour payer ledit véto.

C'est pas génial.

Le cœur un peu sensible, la tronche un peu dans le cul et l'esprit un peu inquiet ; réflexe abruti : dire qu'on s'inquiète pour son chat et qu'on envisage le véto sous peu si le coco n'arrive plus à filer droit.

Bah qu'on est con !

Du coup, tu te retrouves avec 2 situations de merde en 1 (un peu comme les shampoings Head & Shoulders) (ou double péné sans lube).

Alors qu'en vrai, la solution, c'est de parler comme un connard sans émotion : "Situation A me mène à prendre décision X. Toi vouloir m'aider, oui ou merde ? Biffer mention inutile. Cordialement."

Et pouf, voilà.

Parler des sentiments serait comme demander à Trump d'être tout l'inverse de ce qu'il est. Le mec, il comprendrait pas, même si tu faisais une belle réunion dans un grand bureau avec du café et des madeleines.

Ça sert à rien.

Enfin, je regrette quand même beaucoup cette belle époque des téléphones avec la bonne vieille ligne de terre et le cadran qui tourne. C'était un objet versatile qui pouvait être claqué très fort sur lui-même dans la colère ou claqué dans la tronche de ton ennemi si, d'aventure, t'étais entouré de cons.

Ou que tu serais l'idiot de l'histoire à parler bien à des gens cons.

CQFD.